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Avec IFC, Tristan Lécuyer professionnalise le 11 contre 11 sur FIFA

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Si 20 Mint s’est mis en tête de monter un club pro de foot à la rentrée, c’est à cause de lui. Tristan Lécuyer a cofondé IFC il y a deux ans pour organiser des tournois de 11 contre 11, et a proposé à notre communauté de monter son propre Club pro. Ce qu’il entend par club pro n’est pas forcément ce que vous avez en tête. Explications en live, pendant 20 Mint au Carré, notre émission Twitch.

Vous avez cofondé IFC pour International Football Competition. De quel type de compétition parle-t-on ?

De tournois organisés dans le jeu vidéo FIFA, en mode « club pro ». C’est un mode encore peu connu où chaque joueur contrôle un seul footballeur dans le jeu. Une équipe va donc être composée de onze êtres humains où chacun évolue à un poste unique sur le terrain.

Et IFC est une application qui permet de gérer des tournois auxquels participent ces équipes…

Pendant le confinement, on s’est dit qu’on allait organiser nous-mêmes des tournois parce qu’on voyait que ce mode produisait beaucoup d’émotions mais que les compétitions existantes étaient organisées de façon très souterraine, souvent annulées sans qu’on sache pourquoi. Donc, pendant deux ans avec Antoine mon associé, on a construit un écosystème de compétition, une application mobile qui permet à n’importe qui d’organiser son tournoi. Les joueurs disposent d’un historique, d’un palmarès, de statistiques. Ils peuvent consulter leur classement, leur calendrier, un peu comme sur le site de L’Equipe pour suivre la Ligue 1.

Parce qu’avec ce mode de jeu, on incarne le même footballeur virtuel pendant toute la saison ?

Exactement. En fait, en début de saison, chacun configure son avatar avec des attributs physiques et techniques pour pouvoir être le meilleur au poste qu’il va occuper dans son équipe. C’est un mode de jeu très riche. C’est le mode ultime du gaming dans le foot.

Pourquoi ?

On y joue avec ses potes : il y a un aspect communautaire énorme. Tout le monde se connaît. C’est une vraie communauté de niche de plusieurs milliers de joueurs en France mais aussi en Afrique du Nord. Au-delà du gaming, il y a toute une partie management quand on monte une équipe : gestion d’emploi du temps, gestion des ego, des sponsors, de la communication, etc. Et finalement les clubs qui se développent le mieux sont ceux qui savent faire parler d’eux. En fait c’est exactement la dynamique d’un vrai club de foot. Sauf qu’à la fin, le match se déroule sur l’écran et pas sur la pelouse.

Gérer l’emploi du temps, c’est si compliqué que ça ?

Oui. La plupart des équipes les plus compétitives se donnent rendez-vous trois ou quatre fois par semaine pour jouer. C’est comme ça qu’on développe la stratégie, la technique, le placement sur le terrain. Lorsqu’on discute avec les GM – général manager, les capitaines d’équipe – la performance s’apparente au jeu d’échecs, à ceci près que les joueurs sont tout le temps en mouvement.

Et vous vous êtes dit que le web 3 pouvait améliorer ce fonctionnement ?

Ce sont les joueurs eux-mêmes qui nous ont demandé des développements, sans forcément utiliser le terme Web 3, mais en proposant des solutions aux problèmes qui empêchent ce mode de jeu de se développer. Par exemple, avoir la capacité de signer des contrats entre un joueur et une équipe, pour résoudre le problème du joueur qui, sous couvert d’anonymat et d’absence de répercussions, va quitter le projet au bout de deux journées parce qu’il en a marre ou qu’il a trouvé un club plus intéressant. Ça porte préjudice à un projet au moment où il se construit. Un smart contract [contrat irrévocable activable sur la blockchain] pourrait régler ça. L’équipe et le joueur s’accordent sur la durée de leur union et sur la façon dont les récompenses seront versées au joueur à travers le temps. Au bout de quinze matchs joués, par exemple, on récupère un certain nombre de tokens. Si le joueur va jusqu’au bout de son contrat, il a une certaine prime.

Ça, c’est pour la carotte. Mais quid du bâton ? Que risque un joueur qui partirait après deux défaites, estimant que les primes à gagner ne seront de toutes façons pas énormes…

Tout sera visible et inscrit sur son profil associé à son analyse. Les joueurs qui sautent de club en club ne pourront plus le cacher. Au bout d’un moment, ils vont se faire repérer et ils ne trouveront plus de clubs.

Vous imaginez aussi attribuer des licences. En quoi consistent-elles ?

D’ici octobre, on va effectivement séparer notre écosystème en deux espaces. Un espace amateur, celui qui existe actuellement, sans wallet, ni blockchain. Les gens jouent leur match avec leurs potes, ils passent des soirées tranquilles, s’amusent. C’est le monde amateur pour faire le parallèle avec ce qu’on connaît dans le foot. Le deuxième espace, lui, sera accessible via des licences (de joueurs et de clubs), qui prendront la forme de NFT. La licence de club, c’est une sorte de Kbis, une attestation d’existence. Cela permettra à n’importe qui d’être propriétaire d’un club de foot et de le développer avec les outils de la blockchain, de le voir évoluer au fur et à mesure des compétitions, de recruter des joueurs, etc. Si la personne en a marre, elle aura tout simplement la possibilité de revendre son club. Et on espère même qu’à terme ces clubs pourront trouver des sponsors…

Vous aviez créé votre start-up dans un contexte web 2.0 et vous embrassez maintenant pleinement la logique du Web 3. Qu’est-ce qui plaît aujourd’hui, dans cet environnement ?

J’adore le fait que le fait que les outils proposés par la blockchain permettent à de nouvelles entités de se professionnaliser. Le fait que quelqu’un qui n’aurait pas eu accès à des métiers où il y a onze personnes à manager puisse le faire via le Web et son projet de club, c’est hyper intéressant. Tout d’un coup, il peut développer des compétences de management et être confronté à des problématiques enrichissantes.. De façon générale, c’est l’aspect communautaire autour de ces innovations qui me plaît.





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