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C’est quoi l’Internet spatial, enjeu de la fusion du français Eutelsat avec OneWeb ?

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Pour l’internaute urbain moyen, la fusion entre Eutelsat et OneWeb n’est qu’une opération boursière obscure, pas franchement concernante. Pourtant, le géant européen ainsi va créé va pouvoir se mesurer à un concurrent de taille : l’américain SpaceX et son projet Starlink. L’objet de leur lutte ? La conquête de l’espace, ou du moins celle de l’orbite basse pour les satellites, et avec eux la maîtrise de l’Internet spatial à haut débit.

Mais attention à ce nom trompeur. Les antennes des satellites ne seront pas dirigées vers l’ISS ou une station lunaire pour permettre à Thomas Pesquet de lire 20 Minutes depuis sa combinaison, mais bien vers la Terre. Vers les fameuses « zones blanches » pour être précis. Haute-mer, sommet des montagnes ou cœur du désert, voilà les cibles de l’internet spatial, qui doit permettre de desservir les régions dépourvues de la fibre optique ou d’infrastructures terrestres pour relayer le signal.

Repousser les limites de la couverture réseau

Aujourd’hui, moins de 50 millions de personnes sont connectées par satellites. Pour les autres, les réseaux ADSL, fibre optique et 4G/5G passent toujours par un réseau long de plus d’un million de kilomètres de câbles, enfouis sous terre ou déroulés au fond des océans. « La connectivité 5G via des satellites en orbite terrestre basse » doit ainsi permettre « la couverture dans des zones géographiques extrêmes ou des lieux reculés », ont par exemple souligné les groupes Thales, Qualcomm et Ericsson dans un communiqué commun début juillet.

Situés à quelques centaines de kilomètres d’altitude seulement, les satellites de Starlink promettent un débit équivalent à la fibre et un délai d’exécution des requêtes bien moindre que celui offert par le réseau classique de l’internet par satellite, dont les engins géostationnaires naviguent à plus de 35.000 km d’altitude. Plus de 2.000 satellites ont déjà été lancés par SpaceX, sur les 4.400 que devrait compter la « constellation » Starlink.

Un réseau souple mais polluant

« Le réseau satellitaire pourrait également servir de solution de secours aux réseaux terrestres en cas de pannes ou de catastrophes majeures », ont-ils ajouté. Exemple le plus marquant : la demande du ministre ukrainien du Numérique à Elon Musk pour apporter une connexion à Internet dans les zones frappées par les assauts de l’armée russe depuis l’invasion déclenchée fin février. SpaceX avait également fait don de 50 terminaux satellites Starlink aux îles Tonga pour les aider à se reconnecter au monde après l’éruption d’un volcan mi-janvier.

Plus souple, le réseau de ces satellites de basse altitude est en revanche plus sensible aux conditions météorologiques. La neige ou les orages auront ainsi des incidences sur le débit, mais c’est surtout les éruptions solaires qui représentent un risque. En février, environ 40 satellites Starlink avaient ainsi été désactivés lors d’un orage magnétique.

A l’heure de la sobriété et de la raréfaction des ressources, le potentiel de pollution que représentent ces satellites reste un gros point noir. « Il faudra constamment les remplacer », avec le risque de « multiplier » également les débris spatiaux en orbite basse, souligne un expert du secteur, ce qui pourrait se révéler dangereux à terme. D’autant que le fait d’être près de la Terre rend nécessaire l’envoi d’un grand nombre de ces satellites en peu de temps pour que le système soit opérationnel. A elle seule, la Chine prévoit d’envoyer 13.000 satellites Guowang, l’UE 250 et Jeff Bezos 3.200 pour constituer sa constellation Kuiper.



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