Home La Une Coups de feu, suspect, réactions… Le point sur le « meurtre » de l’ex-Premier ministre Shinzo Abe

Coups de feu, suspect, réactions… Le point sur le « meurtre » de l’ex-Premier ministre Shinzo Abe

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La communauté internationale et le japon sont sous le choc. L’ancien Premier ministre japonais Shinzo Abe est décédé, ce vendredi, après avoir été la cible d’une attaque par balles lors d’un rassemblement électoral à Nara, dans l’ouest du Japon. Alors que la police japonaise a entamé une perquisition au domicile du suspect ce matin, 20 Minutes revient sur la tentative d’assassinat contre l’ancien Premier ministre japonais.

Que s’est-il passé ce vendredi à Nara, au Japon ?

Shinzo Abe, ancien chef de l’exécutif japonais âgé de 67 ans, prononçait vendredi un discours lors d’un rassemblement de campagne en vue des élections sénatoriales de dimanche, lorsque des coups de feu ont été entendus, ont indiqué la chaîne nationale NHK et l’agence de presse Kyodo. Shinzo Abe s’est effondré et saignait du cou, a déclaré une source du Parti libéral démocrate (PLD) au pouvoir à l’agence de presse Jiji. L’homme politique ne montrait aucuns signes de vie une fois au sol.

« Il prononçait un discours et un homme est arrivé par-derrière », a déclaré à NHK une jeune femme présente sur les lieux. « Le premier tir a fait le bruit d’un jouet. Il n’est pas tombé et il y a eu une grosse détonation. Le deuxième tir était plus visible, on pouvait voir l’étincelle et de la fumée, a-t-elle ajouté. Après le deuxième tir, des gens l’ont entouré et lui ont fait un massage cardiaque. »

Ce vendredi, Shinzo Abe est finalement décédé, après avoir été la cible de cette attaque par balles. Le Japon n’a rien connu de tel « depuis plus de cinquante à soixante ans », a déclaré Corey Wallace, maître de conférences à l’université de Kanagawa et spécialiste de la politique nippone. Selon lui, le dernier incident similaire au Japon était l’assassinat en 1960 de Inejiro Asanuma, le dirigeant du Parti socialiste japonais, poignardé par un étudiant proche de l’extrême-droite.

Qui est l’homme suspecté d’avoir tiré sur Shinzo Abe ?

Un homme a été arrêté pour « tentative de meurtre » dans les heures qui ont suivi l’attaque à l’encontre de Shinzo Abe, ont rapporté les médias japonais. Citant des sources policières, la chaîne de télévision publique NHK a affirmé que le suspect semble avoir une quarantaine d’années et qu’une arme a été saisie.

La police locale n’était pas en mesure de faire des déclarations dans l’immédiat. Des responsables locaux du PLD ont précisé n’avoir reçu aucune menace avant l’attaque et que cette prise de parole de Sinzo Abe avait été annoncée publiquement.

Où en est l’enquête ?

La police japonaise a pénétré ce matin dans le domicile du suspect de l’attaque à l’arme à feu perpétrée quelques heures plus tôt contre l’ancien Premier ministre nippon Shinzo Abe à Nara (ouest), selon des images de la télévision publique NHK. Les images montraient plusieurs officiers de police portant des vêtements de protection, des casques et des boucliers entrer à l’intérieur d’un bâtiment identifié par la NHK comme le domicile de l’homme arrêté pour tentative de meurtre aussitôt après l’attaque.

Quelles sont les réactions de la communauté internationale ?

Une grande partie des leaders mondiaux se sont exprimés ce matin à la faveur de l’ancien premier ministre japonais. A commencer par le président français Emmanuel Macron qui s’est dit « profondément choqué par l’attaque odieuse ».

La Chine s’est dite également « choquée » par cette tentative de meurtre, exprimant sa « sympathie » à l’égard de sa famille. Idem pour les Etats-Unis, par la voix du secrétaire d’État américain Antony Blinken, qui s’est dit « profondément préoccupé » par une telle attaque. Le président du Conseil européen Charles Michel s’est dit lui jeudi « choqué et attristé par l’attaque lâche » contre l’ex-Premier ministre japonais, qu’il a décrit comme un « véritable ami, farouche défenseur de l’ordre multilatéral et des valeurs démocratiques ».

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, s’est exprimé dans un tweet comme « profondément choqué » par une attaque « odieuse » et a assuré que l’Alliance, dont Tokyo est un proche allié, « se tenait aux côtés » des Japonais et de leur gouvernement. Le futur ex-Premier ministre britannique, Boris Johnson s’est aussi dit ce vendredi « consterné et attristé » après l’attaque « abjecte » par balle contre Shinzo Abe.

Enfin, la Russie a dénoncé « un crime monstrueux » et un « acte de terrorisme », en faisant référence à l’attaque. « Nous sommes convaincus que ceux qui ont conçu et commis ce crime monstrueux seront dûment punis pour cet acte de terrorisme qui n’a et ne peut avoir aucune justification », a déclaré le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué.

Qui était Shinzo Abe ?

Shinzo Abe avait 52 ans quand il est devenu chef du gouvernement pour la première fois en 2006, le plus jeune de l’après-guerre dans son pays. Il a marqué les esprits durant son deuxième passage au pouvoir (2012-2020) avec une politique de relance économique audacieuse et une intense activité diplomatique, mais qui ont laissé un profond sentiment d’inachevé.

Shinzo Abe s’est fait surtout connaître à l’étranger avec sa politique économique surnommée « Abenomics » lancée à partir de fin 2012, combinant assouplissement monétaire, relances budgétaires massives et réformes structurelles. Il a enregistré certains succès, comme une hausse notable du taux d’activité des femmes et des seniors, ainsi qu’un recours plus important à l’immigration face à la pénurie de main-d’œuvre.

Shinzo Abe, le 16 décembre 2022 à Tokyo.
Shinzo Abe, le 16 décembre 2022 à Tokyo. – Kunihiko Miura/AP/SIPA

Ayant bâti une partie de sa réputation sur sa fermeté vis-à-vis de la Corée du Nord, Abe prônait aussi un Japon décomplexé de son passé : il refusait notamment de porter le fardeau du repentir pour les exactions de l’armée japonaise en Chine et dans la péninsule coréenne dans la première moitié du 20e siècle. Le politique s’était aussi employé à ne pas froisser le président russe Vladimir Poutine. Son espoir ? Régler le différend des îles Kouriles du Sud, annexées par l’Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale et jamais restituées au Japon.





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