Début du procès à huis clos d’un journaliste américain pour espionnage en Russie


Evan Gershkovich, au crâne rasé, a comparu brièvement devant des journalistes devant un tribunal russe mercredi, au début d’un procès pour espionnage que le journaliste américain nie.

Gershkovich, 32 ans, a été vu debout dans une boîte en verre, vêtu d’une chemise à col ouvert et les bras croisés.

Le journaliste du Wall Street Journal est accusé par les procureurs d’avoir collecté des informations secrètes sur ordre de la Central Intelligence Agency des États-Unis au sujet d’une entreprise qui fabrique des chars pour la guerre russe en Ukraine. S’il est reconnu coupable, il encourt une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans.

Lui, son journal et le gouvernement américain rejettent tous ces allégations et affirment qu’il faisait simplement son travail de journaliste accrédité par le ministère russe des Affaires étrangères pour y travailler.

Les débats se dérouleront à huis clos, ce qui signifie que les médias seront exclus et qu’aucun ami, membre de la famille ou personnel de l’ambassade américaine ne sera autorisé à soutenir Gershkovich. De tels arrangements sont courants lors des procès pour espionnage ou pour trahison en Russie.

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était ouverte à l’idée d’un échange de prisonniers impliquant Gershkovich et que des contacts avec les États-Unis avaient eu lieu, mais qu’ils devaient rester secrets. (Evguenia Novojenine/Reuters)

Dans le contexte de la guerre en Ukraine, Gershkovich et d’autres Américains détenus en Russie sont pris dans la crise la plus grave entre Moscou et Washington depuis plus de 60 ans.

« Diplomatie des otages »

Le président Vladimir Poutine a déclaré que la Russie était ouverte à l’idée d’un échange de prisonniers impliquant Gershkovich et que des contacts avec les États-Unis avaient eu lieu, mais qu’ils devaient rester secrets.

Les États-Unis ont accusé la Russie de mener une « diplomatie des otages ». Il a désigné Gershkovich et un autre Américain emprisonné, Paul Whelan, comme « détenus à tort » et se dit déterminé à les ramener chez eux.

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