Home Politique Discours de Borne, motion de censure… On vous dit tout sur la suite de cette folle semaine à l’Assemblée

Discours de Borne, motion de censure… On vous dit tout sur la suite de cette folle semaine à l’Assemblée

by admin
0 comment



L’heure du grand oral a sonné. Elisabeth Borne prononcera mercredi sa « déclaration de politique générale » à l’Assemblée à 15h, puis rebelote au Sénat à 21h. Faute de majorité absolue, la Première ministre n’engagera pas sa responsabilité par un vote de confiance. Un choix qui pourrait enflammer les oppositions, alors que La France insoumise déposera une motion de censure pour renverser le gouvernement. 20 Minutes répond à toutes les questions que vous vous posez (ou pas encore) sur cette folle semaine à l’Assemblée.

Pourquoi le discours de politique générale est-il très attendu ?

Ce discours permet traditionnellement aux Premiers ministres de présenter leur projet pour la France devant le Parlement, avant d’en débattre avec les élus. Elisabeth Borne exposera donc les grandes orientations et les principales mesures que son gouvernement souhaite mettre en place pour les mois qui viennent. Le moment est très attendu car l’opposition accuse depuis plusieurs mois Emmanuel Macron de ne pas avoir dit grand-chose, voire de dissimuler ce qu’il souhaite faire pour son second quinquennat.

La cheffe du gouvernement évoquera notamment le texte très attendu sur le pouvoir d’achat, présenté jeudi, le lendemain, en Conseil des ministres. Mais ira-t-elle plus loin, en s’engageant, par exemple, sur l’explosive réforme des retraites, sur lequel l’exécutif souffle le chaud et le froid depuis plusieurs semaines ? Elisabeth Borne, souvent qualifiée de « techno », aura pour mission de convaincre au-delà de la coalition présidentielle puisque en l’absence de majorité absolue, il faudra trouver une quarantaine de voix pour faire passer les futurs textes.

Pourquoi n’y a-t-il pas de vote de confiance ?

Parce qu’Elisabeth Borne a sorti la calculette, tout simplement. « Nous avons fait un décompte a priori du nombre de voix que la Première ministre aurait été sûre de recueillir en cas de vote de confiance. Nous ne sommes pas certains que les conditions de cette confiance aurait été réunie », a justifié lundi Olivier Véran, le nouveau porte-parole du gouvernement. Après avoir auditionné les responsables de l’opposition la semaine passée, la Première ministre a vite compris qu’elle n’était pas du tout certaine d’obtenir la majorité, et que son gouvernement risquait bien de tomber en cas de vote négatif.

Olivier Véran a d’ailleurs tenu à rappeler que si tous les Premiers ministres de la Ve République se sont pliés à l’exercice de la déclaration de politique générale, plusieurs d’entre eux, comme Edith Cresson ou Michel Rocard, ne l’ont pas fait suivre d’un vote de confiance.

Les insoumis peuvent-ils déposer une motion de censure ?

La France insoumise n’a pas attendu bien longtemps pour indiquer qu’elle déposerait bien une motion de censure ce mercredi. « Madame Borne, on ne maltraite pas la démocratie impunément. Nous vous ferons donc venir de force devant le Parlement », a lancé Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI. Pour déposer cette motion, il faut qu’elle soit signée par un dixième au moins des membres de l’Assemblée nationale, soit 57 élus. Cette étape ne pose aucun souci aux 79 députés insoumis, qui ont finalement été rejoints par les autres partis de la Nupes (PCF, écologiste, PS). Le vote sur cette motion est prévu au minimum 48 heures après son dépôt, soit possiblement vendredi.

Le gouvernement peut-il être renversé ?

Pour adopter une motion de censure, et donc obliger Elisabeth Borne à présenter la démission de son gouvernement, il faut obtenir la majorité absolue de l’Assemblée, soit 289 députés. Une barrière difficile à atteindre, d’autant que les abstentions sont dans ce cas comptabilisées comme des soutiens (contrairement au vote de confiance). En plus de la Nupes (151 députés), il faudrait donc que 138 élus de l’opposition approuvent la motion. Ce chiffre paraît aujourd’hui impossible à atteindre : ni le Rassemblement national ni Les Républicains ne devraient s’y associer. « On n’est pas là pour tout bloquer, tout casser, on est là pour proposer des solutions », a indiqué le député et porte-parole du RN, Sébastien Chenu, sur RTL.  « Ça paraît assez puéril comme démarche, totalement inutile. Je pense qu’on ne se prêtera pas à ce jeu », a abondé sur LCI le chef de file des députés LR, Olivier Marleix.

Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution en 1958, 58 motions de censure ont été déposées. Une seule a franchi l’étape du vote pour renverser le gouvernement de Georges Pompidou, en 1962.





Source link

You may also like

Leave a Comment

France Hebdo

“Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.”

Newsletter

Subscribe my Newsletter for new blog posts, tips & new photos. Let's stay updated!

France Hebdo @2022 – All Right Reserved. By Rivedin