Home Sport Enfant du club, créateur d’une marque de sport, qui est Frédéric Pereira, le président du Paris 13 Atletico ?

Enfant du club, créateur d’une marque de sport, qui est Frédéric Pereira, le président du Paris 13 Atletico ?

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Il a grandi à 100 m du stade Boutroux et a pris sa première licence au FC Gobelins en poussins à 6 ans. « Je suis un enfant du club, son sang coule dans mes veines », explique Frédéric Pereira, 41 ans, président du Paris 13 Atletico (le nouveau nom du club) depuis 2011.

« C’est mon quartier, mes racines. J’étais encore joueur mais je voulais m’investir pour faire grandir le club. A l’époque, certains au club voulaient fusionner avec le Stade Olympique de Paris mais je leur ai dit : On ne fusionne jamais avec un malade. Mais on a récupéré des éducateurs, le stade Carpentier et c’était parti », explique celui qui a joué jusqu’en CFA 2 (ex N3) avec les Lusitanos Saint-Maur et le FC Issy.

Dix ans après, le Paris 13 Atletico est devenu le club français qui compte le plus de licenciés (près 1 600). Sous la présidence de Frédéric Pereira, il a connu sept montées, passant de l’Excellence départementale (10e division) au National. « Avec Namori Keita (directeur général), on a franchi les étapes. Bien sûr, c’est une fierté de se retrouver aujourd’hui en National. Mais souvent, les présidents passionnés, et j’en suis un, ne s’intéressent qu’à l’équipe première. Ce n’est pas mon cas. »

« Ce dont je suis le plus fier, enchaîne-t-il, c’est que le Paris 13 Atletico est devenu un vrai club de foot avec les U17 en Nationaux, toutes les équipes de jeunes en Ligue, une école de foot féminine… On n’a jamais privilégié l’élite au détriment de la masse de nos licenciés. Dans le XIIIe, on effectue un travail social de fond. Beaucoup de nos joueurs deviennent éducateurs au club, ce qui perpétue notre ADN et notre identité au fil des années. »

« Je suis fils d’ouvrier et de femme de ménage, je me suis fait tout seul »

L’autre grande réussite de Frédéric Pereira, c’est sa marque Skita, la contraction de Mesquita, son 2e nom de famille. « Je suis d’origine portugaise, mon père était ouvrier, ma mère femme de ménage, moi je n’ai qu’un bac, je me suis fait tout seul », rappelle-t-il. L’aventure Skita a commencé en 2009 dans un « petit appartement de 33 m2 à Vitry à floquer des maillots avec ma femme pour 4 clubs. »

Aujourd’hui, la société équipe 400 clubs dont 250 en Ile-de-France, emploie 12 salariés et possède un entrepôt de 3 000 m2 à Orly « Il y a ma femme, ma belle-fille avec moi, on reste une entreprise familiale, explique-t-il. Skita, c’est la passion mais surtout beaucoup de travail. On a bossé 14 heures par jour. »

L’idée a germé quand il était joueur et éducateur. « J’entendais beaucoup de clubs qui avaient des soucis de stock, de livraison ou de qualité. Les grandes marques négligeaient les clubs amateurs et ne les respectaient pas. La vraie qualité était réservée aux pros. Nous, on a voulu offrir un service de pros aux amateurs. On est une marque française, on joue la proximité, on a du catalogue et on est capable de livrer en 48 heures. »

Skita, c’est aussi un style. « En tant que joueur, j’ai aussi entendu des critiques sur les tenues. On a donc voulu se démarquer avec des maillots bien coupés, près du corps et le fluo, que j’ai été le premier à lancer en 2012. »

S’il travaille avec des graphistes, l’autodidacte Pereira aime aussi créer lui-même ses tenues. Dans les rues du XIIIe arrondissement, ils sont nombreux à porter le survêtement fluo du club qui ne passe pas inaperçu. Avec des références à la bibliothèque François-Mitterrand et à la Cité de la Mode et du Design, les maillots de cette saison sont parmi les plus beaux du National.

Un niveau que le président appréhende avec ses recettes habituelles : « Le travail et l’humilité ». « Le plus compliqué à gérer a été le souci des installations. Nous, on ne veut embêter personne. On espère que notre chaudron de Boutroux sera vite mis aux normes. On a eu la chance d’être soutenu par nos élus du XIIIe, Jérôme Coumet (maire) et Aïmane Bassiouni (sports) qui ont toujours voulu que, quoi qu’il arrive, on puisse jouer chez nous dans le XIIIe. »

« Ce n’est pas parce que je vais donner 13 000 euros à un joueur au lieu de 3 000 qu’il sera meilleur »

Sur le plan financier, Pereira qui a bouclé un budget à 1,6 million d’euros (le plus petit de National) n’a rien changé non plus. « Quand on est monté en N3 puis en N2, on fonctionnait déjà différemment. Les clubs qui ont de l’argent, ils font tous pareil : ils essaient d’acheter les meilleurs joueurs. Moi, ce n’est pas ma vision du foot. Je suis persuadé que ce n’est pas parce que je vais donner 13 000 euros à un joueur au lieu de 3 000 qu’il sera meilleur. »

« Moi, j’aime bien les revanchards, ceux qui ont faim et donner leurs chances aux jeunes, dit-il encore. Ça me fait plaît aussi d’avoir des joueurs fidèles qui sont avec nous depuis plusieurs années. Pour moi, une équipe, c’est d’abord un état d’esprit, un collectif qui travaille ensemble, pas seulement des noms. J’ai eu une belle rencontre humaine avec Jean-Guy (Wallemme, le coach) qui collait parfaitement à nos valeurs. Mais je remercie aussi Fabien (Valeri, parti à Chambly) qui nous a fait passer un cap au niveau du professionnalisme lors de ses deux ans chez nous. »

Frédéric Pereira passe beaucoup de temps au Paris 13 Atletico. Mais il regarde très peu de foot par ailleurs. « Parfois, un match de Ligue des champions, mais c’est tout. En fait, il n’y a que le Paris 13 Atletico qui m’intéresse. Je ne supporte aucune équipe à part mon club. Je suis fan de mon club. Je prends beaucoup de plaisir à aller voir nos jeunes et ce qu’on a mis en place depuis toutes ces années. »

Ce vendredi à 19h30, au moment du coup d’envoi du premier match à domicile de l’histoire du Paris 13 Atletico en National, il va pouvoir mesurer le chemin parcouru. « Il y aura forcément un peu d’émotion », conclut-il.





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