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Euro féminin 2022 : les Bleues entre regrets… et promesses

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Elles ont toutes mis les mains sur les hanches et sont restées immobiles tandis que les Allemandes s’embrassaient. Le pacte qui devait mener les Bleues jusqu’à Wembley s’est heurté au mur allemand. Et une fois encore, comme lors de la demie des JO 2012 ou lors des quarts de finale des compétitions suivantes, le manque de réalisme tricolore a coûté cher.

On pouvait le redouter : au-delà des deux jours de récupération supplémentaire dont auront bénéficié les Allemandes avant cette demi-finale, leur supériorité physique aura pris le dessus sur des Bleues, volontaires, mais impuissantes. À des années-lumière de leur domination offensive face aux Pays-Bas en quart, les Françaises ont longtemps été incapables de se procurer la moindre occasion.

Crucifiées par Popp

Et lorsqu’elles les ont eues, elles ont une fois encore manqué de réalisme et d’efficacité. La veille de cette demi-finale, Camille Abily, l’ancienne internationale aux 183 sélections, co-entraîneure de l’OL et consultante pour TF 1 avait pourtant lancé une mise en garde dans nos colonnes : « Je parle d’expérience, il faut vraiment qu’elles soient efficaces. C’est ce qui nous a fait défaut lors des compétitions antérieures. Et on sait qu’à ce niveau-là l’efficacité est primordiale ».

Après l’égalisation de Diani juste avant la pause, avec la complicité du poteau et du dos de la gardienne allemande, les Bleues espéraient avoir fait le plus dur. Mais vinrent alors trois occasions qu’il eut été préférable de convertir mais Bacha (63e) et Renard (64e) ont buté sur Merle Frohms très inspirée. Les Bleues ont laissé passer leur chance. Car Alexandra Popp, intenable, marquait peu après un second but, son sixième en cinq matchs, pour envoyer l’Allemagne à Wembley (2-1, 76e).

Devant sa télé, à quoi pensait alors Marie-Antoinette Katoto ? L’attaquante du PSG, qui avait quitté le groupe France après sa blessure au genou lors du deuxième match face à la Belgique, aura manqué. Cruellement. Malgré toute son abnégation; Melvine Malard ne sera pas parvenue à la faire oublier. En échec lors du quart de finale, la Lyonnaise a été sortie à la pause lors de la demie. A sa place, Selma Bacha a apporté sa fougue. Puis Clara Mateo sa technique. Mais cela n’a pas suffit.

Objectif Mondial… et Paris 2024

Ce jeudi, le groupe de Corinne Diacre va donc rentrer en France après une aventure qui aura toutefois fait naître de belles promesses. Dans un an, la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande et en Australie, offrira une nouvelle occasion de tenter d’atteindre une demi-finale pour cette équipe de France féminine, bloquée en demi-finale depuis le Mondial 2011 et les JO 2012. Puis viendront les JO de Paris 2024 suivis de l’Euro 2025. Noël Le Graët qui avait fait du dernier carré un objectif devrait reconduire la sélectionneuse en fin de contrat.

C’est un groupe qui a donc grandi ensemble qui devrait affronter les prochaines compétitions internationales avec l’appétit né durant cet Euro qui a laissé entrevoir que le mieux était possible. Bien sûr, une finale à Wembley, dimanche, aurait offert une exposition unique au football féminin français. Mais les promesses nées de gestes techniques de classe réalisés, de la rage affichée par les jeunes tricolores et les sourires liés à la joie de la qualification pour la demi-finale, constituent des fondations solides pour le groupe actuel. Les larmes de ce mercredi soir aussi. L’histoire de ces Bleues ne demande qu’à continuer à s’écrire. Mais, ce jeudi matin, il faudra s’y résoudre : elles ont bien calé en demie. C’est la fin.



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