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Face aux difficultés de l’hôpital public, l’Etat mise sur les médecins généralistes pour l’été

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La campagne de communication a été lancée, peut-être l’avez-vous lu sur une affiche, entendu à la radio ou vu à la télévision? Celle-ci invite à appeler le 15 avant de se rendre aux urgences en cas de souci de santé. Objectif : éviter l’engorgement dans des services d’urgence déjà saturés, lorsqu’ils ne sont pas ponctuellement fermés par manque de personnels soignants. Avec l’été, et alors que la population va doubler en Paca du fait de l’arrivée massive de touristes conjuguée à une violente reprise de l’épidémie de Covid-19, les services de l’Etat s’attendent à un épisode « de grande tension hospitalière », a expliqué Christophe Mirmand, préfet de la région Paca.

« Cette tension est conjoncturelle, mais aussi structurelle, aggravée par la pénurie de personnels soignants », a-t-il ajouté. « Nous avons perdu des effectifs dans tous les centres hospitaliers, et cela nous oblige à réorganiser les services et le parcours de soins des patients », a complété Philippe De Mester, directeur général de l’agence régionale de santé (ARS). Dans certains hôpitaux, comme à Draguignan (Var), « il y a jusqu’à 40 % de postes vacants. Nous sommes dans une situation jamais vue », a constaté Anthony Valdez, Directeur de l’offre de soins à l’ARS Paca.

Un changement fait pour durer ?

Pour faire face à cet été de tous les dangers, les autorités misent désormais sur l’implication des médecins généralistes pour la gestion des soins non-programmés, dans un changement de paradigme de l’approche de la santé en France. Une feuille de route édifiée à partir de la mission flash réalisée par François Braun, dans les semaines précédant son arrivée au ministère de la Santé. En acte, l’Etat demande donc aux Français d’appeler d’abord son médecin traitant ou le 15 qui vous orientera, s’il le juge nécessaire, vers les urgences ou la médecine de ville, alors que se constitue un répertoire de médecin acceptant sans rendez-vous des patients, avec une prime de 15 euros par patients en incitation.

C’est en fait « un changement systémique de notre médecine d’urgence » qui est en train de s’opérer, a expliqué Philippe De Mester. Baptisé SAS (Service accès aux soins), la clef de voûte de cet édifice pour l’heure expérimental se nourrit d’outil numérique nouveau comme le dossier patient partagé ou la télémédecine. Il vise à orienter « vers un professionnel de santé disponible pour prendre en charge un besoin ne justifiant pas un passage aux urgences ». Cela à la fois pour remédier aux fermetures des services en manque de personnels, mais aussi pour éviter une sursollicitation des urgences pas toujours justifiée.



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