Home La Une Finis les petits chats… A 28 ans, il casse les codes de l’univers kitsch du canevas

Finis les petits chats… A 28 ans, il casse les codes de l’univers kitsch du canevas

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« Dès qu’une grand-mère me voit faire, j’ai toujours droit à une petite réflexion ! » A 28 ans, Gauvain Manhattan prend rarement les transports en commun sans son aiguille et ses bobines de fil. Et cet artiste nantais assume totalement son originale passion, qu’il maîtrise sur le bout des doigts. Il faut dire que le canevas, ce loisir créatif qui consiste à broder sur une toile déjà imprimée, est carrément devenu une aventure professionnelle. Il y a quatre ans, le jeune homme, aidé par sa compagne illustratrice Marie Boiseau, a lancé sa marque Canevas Fatal pour remettre cette activité manuelle désuète au goût du jour.

A la plage cet été, vous aurez peut-être vous aussi envie de vous y mettre. A moins que comme Gauvain Manhattan avant qu’il ne monte son entreprise, vous ne soyez refroidis par les couleurs et les motifs souvent très kitsch disponibles dans le commerce. « L’univers de la chasse, les petits chats… Tout ça ne correspondait pas à l’esthétique de ma génération, ni même à celle de ma mère, sourit le jeune homme, qui est tombé dedans pendant ces études aux Beaux-Arts d’Angoulême. Pourtant, c’est une broderie très facile à prendre en main avec laquelle il est possible de faire plein de choses. Comme on répète le même geste, sans vraiment avoir à réfléchir, elle provoque une véritable évasion mentale. »

Ses toiles dessinées par des illustrateurs

Le jeune entrepreneur a alors l’idée de faire imprimer les toiles qu’il aurait aimé trouver, et notamment des formats plus petits pour les débutants. Pour les modèles, il décide de faire appel à des illustrateurs plus ou moins connus sélectionnés sur les réseaux sociaux, dont le style, coloré et figuratif, peut se décliner en tableaux à broder. Et pour créer la rareté, Gauvain Manhattan fait le choix de produire ses kits, qui contiennent tout le matériel (toile imprimée, fils de coton de couleur, aiguille…) en édition limitée de 100 exemplaires chacun. « Pour le premier, on a eu une rupture de stock en une journée, se souvient-il. Le record, c’était il y a un an et demi : le modèle dessiné par Pénélope Bagieu est parti en trois minutes ! »

Après 10.000 commandes déjà honorées et une communauté de 15.000 abonnées (majoritairement des femmes entre 20 et 40 ans) sur Instagram, Gauvain Manhattan espère convaincre encore plus de jeunes de son âge que le canevas, comme le patchwork ou le crochet, mérite de revenir sur le devant de la scène. Si ses ventes ne se passent uniquement en ligne via son site Internet (entre 30 et 45 euros), il compte cette année convaincre des merceries ou boutiques de décoration de commercialiser ses produits, afin de continuer à tisser sa toile.





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