Home La Une La marque se raconte, brique par brique, dans une exposition à Paris

La marque se raconte, brique par brique, dans une exposition à Paris

by admin
0 comment



D’où que l’on se place, il est impossible de ne pas le voir. Un arbre massif trône en plein cœur de la galerie Joseph (Paris 3e). Un écureuil logé dans une cavité, un pic-vert tambourinant sur le tronc haut de 3 m 20, cette sculpture est pleine de vie… et est composée uniquement de briques Lego. Il en a fallu 500.000 et 900 heures de travail pour concevoir L’arbre de la longévité, pièce maîtresse de 90 ans de créativité dédiée à la célèbre marque danoise.

L’exposition anniversaire a ouvert ses portes le 6 juillet, sur un espace de 850 m² et deux étages. L’occasion de retracer l’histoire de cet empire du jouet, brique après brique.

D’un canard en bois à Harry Potter

Créée en 1932 par le charpentier danois Ole Kirk Christiansen, Lego était d’abord une entreprise de jouets en bois. Son premier produit ? Un canard à roulettes. Une pièce de collection visible pour la première fois en France et qui ne manque pas de surprendre les visiteurs.

C’est plus tard, en 1958 que Godtfred, sur une idée de son père Ole, dépose le brevet de la brique Lego telle que nous la connaissons, emboîtable. Le système Lego est né et avec elle la brique la plus connue du marché du jouet – les pièces produites à l’époque sont encore compatibles avec celles fabriquées en 2022…

Les premières minifigurines ont vu le jour en 1978 et avec elles les premières gammes à thème : Lego Castle et Lego Space, qui demeurent dans le catalogue actuel de la marque. Au fil des décennies, les licences se sont multipliées. Les univers de Star Wars, Harry Potter ou Ninjago, entre autres, ont eu droit à leurs déclinaisons en Lego…

Les petits, les grands, les artistes

Retour à l’exposition. Sous l’œil attentif de sa grand-mère, Sacha, 5 ans, essaie de construire un dragon en quatre-vingt-dix secondes – le défi est proposé par les animateurs de la galerie. « Lego, c’est une histoire de famille, raconte Marie-Jeanne, 76 ans, mon fils jouait avec son seau de briques quand il était enfant et aujourd’hui, c’est mon petit-fils qui les a récupérées et qui s’amuse avec. »

Que l’on ne s’y trompe pas, tous les adultes n’ont pas arrêté la construction. Les Afol [pour Adults Fans Of Lego] représentent 20 % du chiffre d’affaires de la marque. Les différents dioramas de l’exposition ont d’ailleurs été conçus par des associations de constructeurs comme Ch’ti Lug ou Brisy. Ces maquettes foisonnent de détails et de références qui plongent les visiteurs dans les couloirs de Poudlard à la recherche de la Chambre des Secrets ou dans les tranchées de la Bataille de Hoth opposant les Rebelles à l’Empire galactique…

La marque inspire aussi des artistes contemporains qui détournent l’usage premier des briques. Des œuvres auxquelles Lego et la galerie Joseph accordent un espace permettant au public de découvrir des univers débordant de créativité, comme celui de Jan Vormann, un sculpteur franco-allemand qui « répare » les murs de briques en terre cuite avec des briques en plastique très colorées.

Les briques et l’environnement

« Il faut prendre soin des constructeurs de demain et du monde dans lequel ils évoluent », glisse à 20 Minutes Carole Guck, responsable de la communication de Lego France. L’exposition, qui fait évidemment en partie office de vitrine marketing, est l’occasion pour l’entreprise de mettre en avant ses engagements en matière de diversité, d’accessibilité – notamment avec les briques en braille – et de responsabilité environnementale.

En 2014, Lego a mis fin à son partenariat commercial avec la compagnie pétrolière Shell. Depuis, la marque danoise a remplacé les emballages plastiques de ses boîtes par des sacs en papier recyclé ou produit des briques à partir de canne à sucre d’origine durable – des mesures qui réduisent, à la marge, son coût environnemental. Son objectif, clame-t-elle, est de proposer d’ici à 2030 des briques fabriquées à partir de plastique durable et de limiter son empreinte environnementale.

Des briques faites à partir de plastique recyclé PET pourraient remplacer l’actuel plastique ABS – critiqué en raison de sa production peu écologique. Pour l’heure, elles n’existent que sous forme de prototypes, dont un exemplaire est exposé à la galerie Joseph. Ce qui est sûr, c’est que si d’ici à dix ans, les Legos auront peut-être moins de pétrole, leurs fans, eux, auront toujours autant d’idées.



Source link

You may also like

Leave a Comment

France Hebdo

“Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.”

Newsletter

Subscribe my Newsletter for new blog posts, tips & new photos. Let's stay updated!

France Hebdo @2022 – All Right Reserved. By Rivedin