La plus haute juridiction française annule la dissolution d’un groupe de protestation climatique


Le plus haut tribunal administratif de France a annulé jeudi la tentative du gouvernement d’interdire le groupe militant pour le climat Soulèvements de la Terre, affirmant que le groupe ne constituait pas une menace pour l’ordre public.

Publié le:

1 minute

Le groupe Soulèvements de la Terre (SLT) a été fermé en juin par un décret gouvernemental qui l’accusait d’encourager les violences et les dégâts matériels.

Le décret a été suspendu provisoirement une première fois en août par le même tribunal, le Conseil d’État.

En ordonnant la dissolution du groupe, le ministère de l’Intérieur a fait référence à des manifestations qui ont donné lieu à des affrontements avec la police, notamment des manifestations contre un réservoir agricole dans l’ouest de la France en mars et une liaison ferroviaire dans les Alpes en juin.

Cette décision, à laquelle le SLT a fait appel, a été immédiatement critiquée par l’opposition de gauche, les groupes environnementaux et les ONG.

Dans sa décision de jeudi, le Conseil d’État a déclaré que l’interdiction d’un groupe de protestation était une mesure extrême et ne devrait être utilisée qu’en cas de risque sérieux pour la sécurité publique.

“La dissolution de SLT ne constitue pas une mesure appropriée, nécessaire et proportionnée à la gravité des troubles susceptibles d’être causés à l’ordre public”, a indiqué le tribunal dans un communiqué.

En revanche, le tribunal a confirmé l’interdiction de trois autres groupes : le CRI, qui milite contre le racisme et l’islamophobie, l’association d’extrême droite Alvarium et les manifestants antifascistes lyonnais GALE.

Ces autres dissolutions étaient “justifiées”, a estimé le Conseil d’Etat.

(avec Reuters et AFP)

Related posts

Le haut chef français met une nouvelle tournure sur l’œuf de Pâques traditionnel

Macron appelle l’Europe à suspendre les investissements aux États-Unis après le choc tarifaire de Trump

Menaces contre les juges du procès de Le Pen «Reek de 1934», a déclaré le chercheur