Home Politique « Le conseil municipal n’est pas un tribunal », Gaël Perdriau refuse de partir

« Le conseil municipal n’est pas un tribunal », Gaël Perdriau refuse de partir

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A la mairie de Saint-Etienne (Haute-Loire),

Sans même un regard en direction des caméras de télévision scrutant son entrée dans la salle du conseil municipal, Gaël Perdriau s’est avancé d’un pas décidé vers son fauteuil, déterminé à poursuivre ses fonctions à la tête de la mairie de Saint-Etienne. « En aucun cas, le conseil municipal ne peut se transformer en tribunal », attaque d’emblée l’élu, soupçonné d’être impliqué dans une affaire de chantage à la sextape.

A l’heure du conseil municipal de rentrée, et un mois jour pour jour après les révélations de Médiapart, l’élu le savait. Il était attendu au tournant. Dans la salle de conseil, l’ambiance devient rapidement électrique. Le public peste, applaudit parfois les piques envoyées en direction du maire.

« Monsieur Perdriau, partez ! »

« Monsieur Perdriau, partez, tance Lionel Boucher, président départemental de l’UDI. Toute la France nous regarde. Je ne vois qu’une issue positive pour vous, c’est la démission. » « Si vous aimez Saint-Etienne, vous devez renoncer de vous-même à l’ensemble de vos fonctions le temps de l’instruction, lui enjoint de son tour Pierrick Courbon, chef de l’opposition. Toute autre attitude serait un affront. »

Mais Gaël Perdriau ne rompt pas, ne cède pas d’un pouce. « Certains n’ont pas la patience d’attendre la justice. La tentation est trop belle d’achever un homme pris dans la tempête médiatique », accuse-t-il. Et d’insister une nouvelle fois : « Je n’ai jamais eu ou vu cette vidéo, je ne l’ai jamais utilisée contre les intérêts de Gilles Artigues que j’ai toujours soutenu. Je n’ai jamais détourné le moindre euro d’une collectivité ».

Protestations indignées dans la salle d’audience. « Ces accusations visent à me détruire et unir les forces que j’ai pu contrarier », poursuit Gaël Perdriau dénonçant la « campagne de haine » menée à son encontre et le « lynchage médiatique » dont il s’estime victime. Pressé de répondre aux questions des élus, comme il l’avait promis en début de séance, le maire fait subitement volte-face. « Je vous invite à passer à la première délibération », suggère-t-il au milieu des sifflets. Suspension de séance. L’opposition ne lâche rien et revient à la charge. Peine perdue. Le maire refuse toujours de répondre aux questions soulevées et saute au point suivant. « C’est moi qui décide », tranche-t-il avant qu’une partie des élus ne quitte la salle du conseil.



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