Home La Une Les fonds d’investissement réduisent la dette de 40 millions d’euros pour sauver le club

Les fonds d’investissement réduisent la dette de 40 millions d’euros pour sauver le club

by admin
0 comment


C’est un geste considérable ! Et sûrement celui de la dernière chance. Les Girondins de Bordeaux et ses créanciers, les fonds d’investissement américains Fortress et King Street, ont trouvé un nouvel accord sur la dette financière du club. Selon les informations de 20 Minutes, ces derniers ont accepté de faire un effort important pour tenter de sauver les Marine et Blanc en abandonnant… 75 % de celle-ci ! Elle va tout simplement passer de 53 millions d’euros à 13,5 millions d’euros. Une décision hors norme pour un fonds d’investissement !

Pour être très précis, dans cette diminution de 39,5 millions d’euros, Gérard Lopez va en prendre 5 millions d’euros à sa charge grâce à un transfert de propriété avec délégation parfaite et 8 millions d’euros auront une clause de retour à meilleure fortune (cette somme reviendrait à King Street et Fortress) en cas de montée en Ligue 1 des Girondins de Bordeaux dans les deux ans. Au final, les deux fonds d’investissement américains vont « s’asseoir » sur la moitié de la dette financière du club, c’est-à-dire 26,5 millions d’euros. Pourquoi ce geste ? Et pourquoi si tard ? Un proche du dossier détaille :

C’est simple, ils étaient au pied du mur. Soit ils ne faisaient rien, le club coulait à coup sûr et ils perdaient 53 millions d’euros tout en ternissant très fortement leur image. Soit ils faisaient un geste, aidaient le club à s’en sortir tout en espérant récupérer la moitié de cette dette d’ici 2025 [l’échéance de remboursement n’a pas changé] »

Un accord soumis au tribunal de commerce vendredi

Pour arracher ce geste indispensable à la survie du club, il a fallu à Gérard Lopez et ses équipes faire des pieds et des mains auprès de Fortress et King Street. L’homme d’affaires hispano-luxembourgeois a passé un « deal » avec eux. Il remettait les 14 millions d’euros en cash sur la table pour couvrir les ventes de joueurs de cet été et en échange les fonds faisaient cet effort sur la dette. Ce geste montre aussi que ces derniers ont décidé de ne pas laisser le club en rase campagne. Les Girondins ont envoyé dès ce mardi une requête auprès du tribunal de commerce de Bordeaux pour que cet accord soit juridiquement reconnu comme le précédent présenté devant la commission d’appel de la DNCG.

Mais cette fois-ci, les dirigeants ne comptent pas obtenir simplement une ordonnance de la part de la juridiction mais carrément un jugement sur l’accord de conciliation ouvert le 13 juin dernier avec les créanciers du club selon les informations de 20 Minutes. Cet accord comportera aussi les 14 millions d’euros mis sous séquestre par Gérard Lopez et sera bien clos par les conciliateurs lors de l’audience de vendredi avant d’être présenté au CNOSF, mardi prochain. Chose que la DNCG avait reprochée au club en appel.

Une situation financière pas aussi saine depuis quatre ans

Avec ces nouvelles conditions, les Marine et Blanc retrouveraient une situation financière qui n’aurait jamais été aussi saine depuis plus de quatre ans et la vente du club de M6 aux fonds d’investissement américains (GACP et King Street à l’époque). De plus, cette diminution drastique de la dette financière du club va forcément avoir des conséquences très positives sur les fameux fonds propres des Girondins, ce que la DNCG regarde de très près. A l’instant T, le dossier bordelais paraît très solide au moment d’aller devant le CNOSF afin d’obtenir une médiation avec le gendarme financier du football français après la rétrogradation administrative en National avec derrière un possible dépôt de bilan et une liquidation judiciaire.

En cas d’avis favorable du CNOSF, ce sera alors au Comex de la FFF de valider ou non la réintégration des Girondins de Bordeaux en Ligue 2. Si le CNOSF ou le Comex de la FFF retoquent une nouvelle fois le dossier, le club saisira alors le juge des référés du tribunal administratif pour faire suspendre sa rétrogradation administrative. Mais à l’heure actuelle étant donné les nouvelles garanties apportées, personne au club n’imagine aller jusque-là.





Source link

You may also like

Leave a Comment

France Hebdo

“Il faut toujours se réserver le droit de rire le lendemain de ses idées de la veille.”

Newsletter

Subscribe my Newsletter for new blog posts, tips & new photos. Let's stay updated!

France Hebdo @2022 – All Right Reserved. By Rivedin