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« Nos vacances se résument à une crise d’angoisse »

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Cinq campings brûlés dont le célèbre Camping des Flots Bleus, 36.750 habitants et vacanciers évacués, les incendies à La Teste-de-Buch et Landiras bouleversent la vie locale et touristique en Gironde. Depuis le 12 juillet, ce sont plus de 20.000 hectares de forêts qui ont brûlé sous les yeux des Français et des Françaises et notamment de ceux et celles qui devaient partir dans le département pour les vacances d’été. Parmi eux, certains lecteurs et lectrices de 20 Minutes, consultés, ont fait le choix ou non de rejoindre leur destination estivale girondine.

Pour une grande partie de ceux qui ont répondu à notre appel à contribution, ils ne souhaitent pas changer de projet de vacances et ont maintenu leurs réservations. Il y a les altruistes qui ont la volonté d’aider les riverains et les professionnels du tourisme à se relever. Ainsi Julie ne renonce pas à son voyage à Biscarrosse, : « Nous comptons y aller quand même, on veut faire travailler les commerçants de là-bas qui auront déjà bien souffert. » Même destination et son de cloche chez Delphine qui viendra « si la situation s’est améliorée et que c’est sécurisé […] au moins pour soutenir le tourisme local mis à mal en ce moment ». Sophie arrive aussi en famille à Biscarrosse ce week-end « pour 15 jours, et nous sommes tout de même contents d’y aller ». Carole est, elle aussi, venue « malgré les incendies » car « nous partons tous les étés soit à La Teste-de-Buch soit à Arcachon ». Le feu n’a pas eu d’impact sur sa réservation, « juste des cendres poussées par le vent ».

Louise a annulé son séjour pour la santé de son bébé de 10 mois

D’autres vacanciers n’ont eu d’autres choix que d’annuler leur venue en Gironde. Johan devait aller 15 jours au camping La Forêt du Pilat Tohapi à La Teste mais il a été « prévenu par message que le camping avait été détruit ». Il a choisi d’être remboursé et s’est rabattu pour un camping en Vendée à Saint-Jean-de-Monts. Pas de « plan B » pour Sabine qui devait « aller avec une amie à La Teste-de-Buch pour lui faire découvrir la région » mais l’appartement loué était dans une zone évacuée. Sans solution de repli, « rien ne nous a plu ailleurs », Sabine est restée à Strasbourg.

Parmi ceux qui avaient opté pour Biscarrosse, préservée des flammes, Louise a préféré annuler pour la santé de son bébé de 10 mois. « L’odeur risque encore d’être marquée par les incendies, et de potentiels débris de l’incendie portés par le vent peuvent se retrouver sur les plages ou au bord du lac, or notre fils est dans sa période tout dans la bouche ». Mais la jeune femme promet de revenir l’an prochain. Cécile reviendra rapidement également, là, elle a renoncé à « séjourner à Gujan-Mestras du 30 juillet au 6 août » pour aller « à Pau » en raison de « l’impossibilité de visiter et un peu d’appréhension avec les incendies ».

« Sensibiliser davantage la population aux risques d’incendies »

Pour Elodie, « les vacances ont un goût de désolation, d’inquiétude et de tristesse ». Cette Girondine est partie en famille samedi 12 juillet en direction de la Vendée. « Une petite semaine de vacances, c’est tout ce que nos finances nous ont permis. » Or leur maison est à « deux petits kilomètres » du brasier. Elle qui avait « organisé les tours avec nos voisins et nos amis proches pour nourrir nos chats » suit l’évolution du feu « nous scrutons, lisons, écoutons… pas une heure sans que nous soyons à l’affût de la moindre information, pas un matin sans que le premier réflexe soit de lire les avancées des pompiers et du feu, pas un soir où le dernier point presse de Mme la Préfète ne soit qu’une inquiétude supplémentaire à celles que nous accusons déjà ». Pour cette mère de famille, « nos vacances se résument ainsi : une crise d’angoisse ».

Tous nos contributeurs et contributrices soulignent le courage, la bravoure et le dévouement des pompiers. Certains espèrent une prise de conscience après ces incendies. Morgan « espère que ces événements tragiques permettront de sensibiliser davantage la population aux risques d’incendies ». Jul est lui « sidéré par nos comportements, nous ne changeons absolument rien à nos habitudes, malgré la tangibilité indéniable du réchauffement climatique, nous continuons à consommer comme si de rien n’était, […] l’humain semble voué à achever son dessein autodestructeur ».



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