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Rennes Métropole et Keolis lancent leur « Back Market » des vélos électriques

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L’effort était important mais insuffisant. En proposant 1.800 vélos à assistance électrique à la location chaque année, Rennes Métropole avait fait un geste volontaire. Mais elle n’arrivait pas à satisfaire l’énorme demande de la population. Faisant face à des listes d’attente de plusieurs mois, la collectivité avait intensifié son effort en proposant 2.000 VAE chaque année. Tout allait bien jusqu’à l’arrivée du Covid-19 et la mise à l’arrêt de la production de vélos, conjuguée à l’explosion de la demande mondiale. « On n’échappe pas aux difficultés d’approvisionnement. La France est tributaire des pièces produites en Asie et il nous faut nous organiser », reconnaît Matthieu Theurier.

Fervent promoteur de l’économie sociale et solidaire, le vice-président de Rennes Métropole en charge des mobilités a missionné ses services pour mettre au point un atelier de réparation des vélos à assistance électrique. L’objectif est simple : prolonger la durée de vie des vélos proposés à la location longue durée que les abonnés n’ont pas souhaité acheter. « On s’est rendu compte qu’on avait parfois des vélos qui revenaient en ayant très peu roulé et qu’il ne fallait pas grand-chose pour les remettre à l’état neuf », explique Aurélien Gautier, chef du projet vélo à Keolis.

Remise à neuf 200 vélos par an

L’opérateur des transports publics et la métropole ont donc lancé leur « Back Market » des VAE. Pour cela, ils ont choisi de s’allier avec Talendi, entreprise de réinsertion que l’on connaît mieux sous le nom de Bretagne Ateliers. Plutôt spécialisée dans l’équipement automobile, Talendi a formé quatre personnes pour désosser les bicyclettes. « Les vélos sont lavés et entièrement démontés. Souvent, c’est le dévoilage des roues qui nous prend le plus de temps », assure Mickaël, le responsable de ce petit service. La chaîne, les gaines, les câbles sont régulièrement changés et donnés à l’atelier d’autoréparation de La Petite Rennes. Quant aux batteries, elles sont testées sur un banc d’essai et remplacées si nécessaire. « L’étape suivante, ce sera de les reconditionner aussi », reconnaît Matthieu Theurier.

L’objectif de la métropole est de remettre à neuf 200 vélos par an dans ces ateliers. Le matériel pourra ainsi être proposé à la location longue durée dans un modèle dit « reconditionné » proposé à 145 euros l’année (aux abonnés Star) au lieu de 155 euros pour la version neuve. Avant, les vélos étaient proposés à des entreprises ou proposés en location à la journée. Grâce à ce dispositif de reconditionnement, la métropole s’offre plus de chances de répondre à la demande toujours très forte de location longue durée. Et permet à l’entreprise sociale Talendi de se diversifier, elle qui souffre des arrêts réguliers de l’usine PSA voisine. « Nous travaillons aujourd’hui sur du réemploi. Mais pourquoi pas demain se lancer dans l’assemblage de vélos », prévient Daniel Lafranche, le directeur du site.





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