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Tour de France : «Ce sera extrêmement brutal», Thibaut Pinot décrypte La Planche des Belles Filles

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Thibaut Pinot et la Planche, ce sont des dizaines d’ascension chaque année à l’entraînement. En 2020, alors qu’il traînait sa misère depuis sa chute sur la promenade des Anglais à Nice, il avait serré les dents pour disputer le contre-la-montre sur cette montée à domicile. Il a accepté de décrypter les particularités de cette ascension, point final de la 7e étape du Tour, dont on parcourra pour la première fois le dernier kilomètre vers la Super Planche des Belles Filles, avec des passages à 24 %.

Se placer d’entrée

« Dès le début ce sera extrêmement brutal. On arrivera au pied de la Planche après une petite descente de près de 4 km et là il faudra être puissant pour se relancer en file indienne. Le peloton va arriver à plus de 50 km à l’heure ça va faire très très mal d’entrée ! Si tu n’es pas correctement placé au début, ce sera très compliqué de redresser la barre. La première rampe sera terrible. Au bout d’une borne, il ne restera plus que 30 ou 40 coureurs. Là, on sait très vite si on est bien ou pas. Impossible de se planquer. C’est une étape un peu atypique parce qu’il n’y aura pas eu de difficultés auparavant. Je connais bien les lieux mais cela ne m’a pas empêché la première fois que je l’ai grimpé sur le Tour 2012 de me faire surprendre : l’équipe Sky avait mis en route à 20 km heure plus vite que lors de mes entraînements et j’étais complètement perdu. »

La Super Planche

« Finir par un deuxième mur oblige à remettre un terrible coup de gaz. Avant, sur le mur classique d’arrivée, on savait qu’il restait entre 30 secondes et une minute à faire un bloc et puis c’était fini. Sauf que là, il faudra repartir dans une pente irrégulière, sur du gravier. Et cela va faire mal. Le pourcentage moyen ne veut pas dire grand-chose, car il y a vraiment des replats et des endroits très durs. Il faudra retarder ses attaques. Je me souviens de Julian Alaphilippe qui avait attaqué à 500 m de la ligne avant de bien coincer dans les 100 derniers mètres qui sont vraiment interminables. Tout cela interdira de faire le fou au milieu de la Planche. En plus, ce sera la première arrivée au sommet du Tour, donc tout le monde voudra se montrer, notamment les vrais prétendants à la victoire finale. Ce qui va aussi, selon moi, limiter les écarts à l’arrivée. Et il y a très peu de vent dans cette montée. Cela ne sera pas une excuse. On est relativement à l’abri pendant presque toute l’ascension. »

« Une des plus belles vues du monde »

« La première fois que je l’ai grimpée j’avais environ 13 ans. Mais j’y étais d’abord allé à pied assister au Tour de Franche-Comté. À l’entraînement, durant l’année, je la fais finalement assez peu car c’est un cul-de-sac à l’arrivée. Disons que je dois la monter une dizaine de fois. Pas plus. C’est un lieu que j’aime. C’est aussi là que j’ai appris à skier. En plus, par temps clair, on a une des plus belles vues du monde avec le Mont-Blanc au fond. Si je peux choisir de remporter encore une étape, ce serait celle-là. J’ai déjà gagné à l’Alpe-d’Huez ou au Tourmalet qui sont des lieux mythiques. Mais celle-là, ce serait encore plus fort. »



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