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Transactions financières, Nord Stream 2… quelles options pour Bruxelles face à la Russie?

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L’escalade des tensions, qui se poursuit à la frontière entre l’Ukraine et la Russie, oblige l’Union Européenne à évaluer ses options en cas d’attaque de Moscou.

Alors que l’on craint de plus en plus une invasion russe de l’Ukraine, les discussions se multiplient sur la manière dont l’Occident pourrait réagir.

Le secrétaire d’État américain, Anthony Blinken, a mis en garde contre les « conséquences massives » d’une entrée de Moscou dans le pays d’Europe orientale, sans toutefois préciser quelles seraient ces répercussions.

Les ministres des affaires étrangères de l’Union européenne, qui se sont réunis lundi à Bruxelles pour discuter de leur propre réponse, sont eux aussi restés vagues quant à la forme que pourrait prendre une éventuelle réaction.

Vers des sanctions économiques et financières ?

Au fil des ans, la Russie a fait l’objet de plusieurs séries de sanctions, avec plus ou moins de succès. L’une des mesures les plus récentes évoquées en cas d’invasion de Moscou consiste à couper le pays du système de transactions financières SWIFT, qui est l’un des principaux éléments du système mondial de transfert d’argent.

Couper la Russie de ce réseau aurait de graves conséquences, car il serait très difficile pour quiconque à l’intérieur du pays d’effectuer une transaction financière avec le reste du monde.

Toutefois, le professeur Markus Ziener, du German Marshall Fund of the United States, affirme que ce n’est pas aussi simple que cela.

 »Donc, la Russie pourrait contourner l’impact de ces sanctions et c’est une chose controversée. Nous ne savons pas vraiment quel sera le préjudice subi par les Russes », explique le professeur Markus Ziener.

Mais couper la Russie de Swift créerait également des problèmes pour l’Europe. Par exemple, une entreprise achetant du gaz naturel russe ne pourrait pas payer en utilisant le code Swift habituel.

Le gazoduc Nord Stream 2 en suspens

Il est impossible d’évoquer une quelconque réaction occidentale sans mentionner ce projet énergétique controversé.

Ce gazoduc, dont la construction s’est achevée en septembre dernier, doit faire transiter le gaz russe via la mer Baltique à l’Allemagne, et donc à l’Europe.

En l’état actuel des choses, il attend le feu vert des régulateurs allemands et européens pour commencer à fournir au continent l’énergie dont il a tant besoin.

Ses détracteurs estiment qu’il affaiblit l’indépendance énergétique de l’Europe et peut être utilisé comme un outil politique par Moscou, tandis que ses partisans affirment qu’il est nécessaire pour renforcer la sécurité énergétique de l’Union européenne en augmentant l’offre.

Les États-Unis ont longtemps fait part de leurs préoccupations concernant Nord Stream 2, même si elles sont restées lettre morte.

Mais un récent signal du chancelier allemand Olaf Scholz a laissé entendre que Berlin pourrait envisager d’arrêter le gazoduc en réponse à une attaque contre l’Ukraine.

Lors d’une conférence de presse avec le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg, la semaine dernière, Olaf Scholz a répondu à une question sur Nord Stream 2, en disant qu’il y aurait « un prix élevé à payer et que tout devra être discuté s’il y a une intervention militaire en Ukraine ».

Les alliés occidentaux trouveront-ils une unité face à la Russie ?

Le SDP du chancelier Olaf Scholz est plus prudent quant à l’arrêt du projet, tandis que les deux partenaires du gouvernement, les Verts et le FDP libéral, préféreraient adopter une politique étrangère plus « fondée sur les valeurs ».

Berlin a même bloqué des livraisons d’armes de construction allemande en provenance d’Estonie à destination de l’Ukraine, car « l’Allemagne n’approuve pas l’exportation d’armes létales depuis quelques années« , selon le chef du gouvernement allemand.

Vu de l’extérieur, il semble qu’il sera difficile de trouver un accord entre l’Union européenne et ses alliés, mais pour l’instant, un front uni est présenté, le responsable de la politique étrangère de l’Union européenne ayant déclaré lundi que « notre unité est notre force, et il n’y a aucun doute… à ce sujet ».



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