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Un très attendu paquet de mesures dévoilé jeudi, test en vue au Parlement

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Le gouvernement présentera jeudi un paquet de mesures pour le pouvoir d’achat d’environ 25 milliards d’euros censé atténuer les effets de l’inflation sur les ménages, un projet annoncé depuis des semaines, mais suspendu aux élections législatives​ puis au remaniement, et qui sera un premier test d’ampleur pour l’exécutif à l’Assemblée.

Chèque alimentaire de 100 euros et 50 euros supplémentaires par enfant, remise carburant de 18 centimes et bouclier tarifaire sur l’énergie prolongés, revalorisation des retraites, des minima sociaux et de la rémunération des fonctionnaires, prime Macron, suppression de la redevance TV, etc. : le gouvernement prévoit d’agir tous azimuts, après plus de 25 milliards d’euros déjà dépensés depuis fin 2021, en particulier pour compenser la hausse des prix de l’énergie.

Revalorisation de 4 % des retraites et minima sociaux

Emmanuel Macron réunissait encore mardi matin à l’Elysée la Première ministre Elisabeth Borne et plusieurs ministres pour finaliser la stratégie de l’exécutif sur la préoccupation numéro un des Français, avec une inflation qui a encore atteint 5,8 % en juin, du jamais vu depuis près de 40 ans.

Concrètement, deux textes seront présentés jeudi en Conseil des ministres : un projet de budget rectificatif pour 2022 afin de financer les aides promises, et une loi pouvoir d’achat incluant notamment les revalorisations de 4 % des retraites et minima sociaux, qui nécessitent un texte dédié.

Un ensemble des mesures de l’ordre de 25 milliards d’euros, avait indiqué la semaine dernière le ministre de l’Economie Bruno Le Maire, défendant la nécessité de « protéger » les Français.

Le projet de budget rectifié entérinera aussi les nouvelles prévisions économiques de Bercy : une croissance désormais attendue à 2,5 % cette année et un déficit qui pourrait être ramené à 5 % du PIB, grâce à un surcroît de recettes.

La première vraie épreuve pour le gouvernement

Au-delà des mesures, et au lendemain du discours de politique générale de la Première ministre, ce paquet pouvoir d’achat sera la première vraie épreuve pour le gouvernement à l’Assemblée, où le camp présidentiel n’a plus qu’une majorité relative. En particulier à la commission des Finances, désormais présidée par Eric Coquerel, député La France insoumise.

L’exécutif s’attend à devoir ferrailler face à des oppositions qui l’accusent de ne pas en faire assez, en particulier sur les prix des carburants.

Lundi, Les Républicains ont énuméré leurs trois priorités : baisser les taxes pour faire redescendre le prix du carburant à 1,50 euro/litre, annuler la hausse de la CSG pour les retraités et réduire les charges pour augmenter les salaires nets.

Le PCF et LFI, alliés au sein de la Nupes, promettent déjà chacun une proposition de loi sur le pouvoir d’achat.

« Des mesures ciblées et temporaires » ?

En accueillant les nouveaux ministres à Bercy lundi, Bruno Le Maire a formé le vœu que le Parlement soit le lieu du « compromis » et « pas de la surenchère », rappelant le cadre contraint des finances publiques.

La semaine dernière il avait taclé la proposition des LR sur les carburants, estimant qu’elle coûterait 50 milliards d’euros.

« On aborde ce débat de manière très ouverte », a affirmé mardi matin le ministre des Comptes publics Gabriel Attal sur RTL, assurant que le gouvernement « est prêt à des compromis avec les oppositions » qui souhaitent avancer dans cette voie. Mais il a défendu le « cadre » budgétaire défini par Bercy.

Bruno Le Maire a notamment évoqué une nouvelle indemnité pour les automobilistes qui utilisent leur voiture pour travailler ou une nouvelle prolongation de la remise carburant jusqu’à la fin de l’année.

Des dépenses à financer

Lors de l’examen du texte à l’Assemblée, il faut que les dépenses proposées par amendement soient gagées, c’est-à-dire financées, pour ne pas être jugées irrecevables. Il faudra donc que les oppositions disent comment elles financent leurs baisses de taxes sur les carburants, prévient-on à Bercy.

Un message de prudence en écho aux craintes émises lundi par le premier président de la Cour des comptes Pierre Moscovici. « Je ne crois pas qu’il faille de « quoi qu’il en coûte inflation ». Qu’on prenne des mesures ciblées et temporaires, je dis oui. Des mesures pérennes et pour tout le monde, ça me paraîtrait imprudent », a-t-il estimé.

Une fois présentés en Conseil des ministres, les deux textes seront examinés à partir du 18 juillet à l’Assemblée, puis par le Sénat.



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