Le Rassemblement national arrive en troisième position aux élections législatives avec plus de voix que jamais
Le Rassemblement national (RN) d’extrême droite n’a pas remporté la victoire écrasante dont il rêvait aux élections législatives du 7 juillet, mais il bénéficie toujours d’un soutien plus important que jamais en France.
Le RN a recueilli 33,14% des voix au second tour – soit environ 10,6 millions de voix (comme au premier tour) – se plaçant en troisième position derrière l’alliance de gauche du Nouveau Front populaire et l’alliance centriste d’Ensemble !. Il est donc peu probable que le président Macron nomme des députés RN au poste de ministre – et encore moins au poste de Premier ministre, comme l’espérait le président du RN Jordan Bardella après le premier tour.
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Le RN est arrivé en tête dès le premier tour, le 30 juin, 37 de ses candidats étant automatiquement élus – dont la co-leader du parti Marine Le Pen – renonçant à un second tour.
Jamais auparavant l’extrême droite n’avait remporté le premier tour d’une élection parlementaire française.
La défaite a été une surprise.
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Néanmoins, M. Bardella a déclaré que cela représentait une continuation de la croissance rapide du parti.
“La dynamique du RN, qui lui a permis de prendre une large avance au premier tour et de doubler son nombre de députés, sont les éléments constitutifs de la victoire de demain”, a-t-il déclaré dimanche 7 juillet à 20h00.
En effet, le parti a recueilli plus du double de voix que lors de l’élection présidentielle de 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen (sous son ancien nom de Front national) avait été battu par Jacques Chirac par une écrasante majorité de 25 537 956 voix contre 5 525 032.
En effet, le successeur du parti de M. Chirac, Les Républicains, est actuellement le plus petit des principaux partis de droite au Parlement.